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Située dans le Chouf, Deir El Kamar est l'une des villes les mieux préservées du Liban. La richesse de l'architecture traditionnelle que l'on retrouve dans les nombreux monuments et palais de la région font de celle-ci un haut lieu du patrimoine national. 
Durant la période de la domination Ottomane, peu de temps après que l'Emir Fakhreddine II ne soit arrivé au pouvoir en 1590, une pénurie d'eau à Baakline l'amena à transférer sa capitale vers Deir El Kamar. Il y régna jusqu'à sa mort en 1635. La ville demeura la capitale politique du Liban et le lieu de résidence des gouvernants jusqu'au XVIIIè siècle, lorsque l'Emir Béchir II Chehab choisit Beiteddine pour capitale. Avec le temps, le rôle de Beiteddine diminua graduellement au profit de Beyrouth, la capitale actuelle. Sur la place du Midane - vaste place publique - est érigée la Mosquée de Fakhreddine I, construite en 1493. Derrière celle-ci, l'on peut visiter un souk de tanneurs datant du XIXè siècle et qui accueille aujourd'hui diverses échoppes modernes. En 1613, l'Emir Younès, frère de l'Emir Fakhred-dine II, fut nommé commandant des armées durant l'exil volontaire en Italie de Fakhreddine. Son palais, situé un peu au delà du souk fut partielle-ment démoli par l'Emir Youssef Chehab (1770-1789) et ses pierres furent utilisées pour la construction de la résidence personnelle de l'Emir Chehab, connue aujourd'hui comme le Sérail ou Palais de la Municipalité. Le Sérail de l'Emir Fakhreddine Maan, aujourd'hui Palais Emile Baz, est situé juste derrière les souks. Au sein de celui-ci, le Musée de Cire Marie Baz expose les statues des plus célèbres personnalités libanaises. Ainsi qu'on peut le découvrir au fil des promenades au coeur de ses collines, le Chouf recèle une flore variée et de superbes panoramas. Aujourd'hui, les habitants de Deir el Kamar sont déterminés à préserver l'architecture de leur ville qui date des temps féodaux, mais également ses rues pavées, ses cours intérieures et ses charmantes impasses séculaires. |